Corée du Sud

Mieux vaut se lever tôt au pays du matin calme...

Dernière mise à jour le 27/11/2014

L'indice W Project

75/100

La note en détail

Macro-économie
Macro-économie

13e puissance économique mondiale et dotée de 50 millions d'habitants à fort pouvoir d'achat, la Corée n'est pas à plaindre ! Mais les Coréens sont surtout les 5e exportateurs du monde... devant le Royaume-Uni !

8/10
Accessibilité Internet
Accessibilité Internet

Le pays le plus connecté du monde, tout simplement. Le wifi est absolument partout, skyper l'arrière pays savoyard depuis le métro de Séoul se fait absolument sans aucun problème. Testé et approuvé.

10/10
Concurence
Concurence

Attention aux Chaebols ! Ces conglomérats d'envergure mondiale sont absolument partout en Corée. Leur puissance de feu peut vite vous rayer de la carte si vous ne grandissez pas

3/10
Création d'entreprise
Création d'entreprise

Les formalités sont réglées en une dizaine de jours mais il vous faudra quasi-obligatoirement vous faire accompagner ! Grâce à un(e) associé(e) local(e) ou un(e) avocat.

7/10
Culture business
Culture business

Faire du business en Corée du Sud relève d'une véritable corée-graphie ! Avec 11 niveaux de languages selon la position hiérarchique de votre interlocuteur... accrochez-vous !

8/10
Infrastructures
Infrastructures

Efficaces et accessibles, les infrastructure sont excellentes. De plus la concentration du PIB sur Séoul (70%) facilite grandement les choses.

10/10
Opportunités
Opportunités

Si vous trouvez votre marché de niche, alors tout devient possible en Corée ! Mais gardez en tête qu'il vous faudra grandir vite pour éventuellement forcer les Chaebols à vous racheter plutôt que de les laisser vous étouffer.

7/10
Réseaux français
Réseaux français

La communauté française est peu nombreuse (2500) mais très soudée. Profitez notamment du CEFC (Cercle des Entrepreneurs Francophones en Corée) dès votre arrivée pour accélérer votre installation !

9/10
Sécurité
Sécurité

L'un des pays les plus sûrs du monde.

9/10
Financement
Financement

En étant étranger vous aurez beaucoup de difficultés à trouver des financement et plus particulièrement à sécuriser votre visa. Créer une entreprise en Corée sans aucune attache dans le pays nécessite en effet un visa spécifique dont l'obtention est conditionnée à un investissement d'1 million de Won (env. 70 000 euros).

4/10

L'observatoire

Mieux vaut se lever tôt au pays du matin calme...

Voici les observations que nous avons pu effectuer sur l'entrepreneuriat en Corée du Sud, à Séoul et la vie des entrepreneurs que nous avons rencontrés. Chaque entrepreneur ayant son histoire et les grandes généralités n’ayant jamais fait office de religion, vous trouverez dans ce billet nos impressions et différentes informations recueillies au cours de notre séjour en Corée.

Séoul, Corée du Sud. Quelle surprise ! A vrai dire nous ne savions pas vraiment à quoi nous attendre… mais le wifi et les téléphones gratuits dans le métro nous ont vite convaincus ! Le pays s’ouvre à vitesse grand V depuis l’entrée en application de l’accord de libre échange avec l’Union Européenne. Et nous avions choisi de partir l’étudier car l’actuelle présidente, Mme Park, a fait de l’économie créative son cheval de bataille depuis quelques temps. Le gouvernement coréen, encore très dirigiste, oriente en effet l’économie selon de grands paradigmes tous les 2 à 3 ans.

 

La 13e puissance économique mondiale

La Corée est une économie développée avec un fort potentiel de croissance.

Avec un PIB de 1305 milliards de dollars en 2013, la Corée se situe au niveau des pays européens quand on s’intéresse à la parité de pouvoir d’achat. Mais si l’on regarde du coté de la croissance, la plupart des pays du vieux continent rougiraient : 4% par an de moyenne sur la dernière décennie et des prévisions au moins identiques pour le futur proche ! Géographiquement, la Corée du Sud se situe au coeur de la zone économique la plus dynamique du monde. Edouard Champrenault, directeur de la FKCCI (Chambre de Commerce Franco-Coréenne) affirme même qu’il est “plus simple de faire du business en Corée qu’en Chine ou au Japon !”.

Première réalité en arrivant : la puissance des chaebols (ces titanesques conglomérats d’entreprises tels que Samsung, LG ou Huyndai) est telle que l’on peut littéralement « vivre Samsung » (vêtements, équipements électriques, appartement, banque, assurance, voiture, supermarchés, etc.) ! La diversification des Chaebols est une évidente marque de la notoriété dont ils profitent au pays du matin calme. Véritables moteurs de croissance et de développement du pays, sachez que vous n’aurez jamais raison contre un Chaebol. Mieux vaut donc trouver un marché de niche sur lequel ils ne sont pas encore et grandir vite, très vite, pour les forcer à vous racheter plutôt que de vous couler du jour au lendemain.

Un nouveau paradigme : L’économie créative

Innovation, Esprit d’entreprise, Technologie, Communication…  Après le green, le smart et bien d’autre secteurs d’avenir, Mme Park, présidente de Corée du Sud, a fait de l’Économie Créative la révolution dont la Corée a besoin pour ne plus dépendre à aucun niveau des transferts de connaissances et technologies étrangères. Et si le pays est déjà leader sur plusieurs domaines technologiques, dépose plus de brevets que la France, la demande en contenu reste énorme et souvent insatisfaite.

C’est là que les entrepreneurs français ont une carte à jouer : La création ! Les TICs coréennes sont ultra développées, les infrastructures sont là mais tant de nouveaux usages pour ces supports restent à inventer. Et c’est ce que les coréens attendent de vous, entrepreneurs français, car ils sont tout à fait conscients de ce manque et particulièrement ouverts à de nouvelles solutions, de nouvelles idées. A vous de les protéger comme il se doit et de ne surtout pas baser votre business sur l’idée en soi, mais bien plutôt son usage.

 

Un pour tous, tous pour un

La puissance du collectif, le secret du miracle Coréen.

Les coréens ne font qu’un pour surmonter les défis auxquels le pays fait face, ainsi que pour porter les succès nationaux, de Samsung à PSY. La force de la passion que mettent les coréens à accomplir un effort collectif est véritablement impressionnante, et le miracle coréen trouve avant tout ses origines dans cet état d’esprit. Il vous faudra en être bien conscient.

L’individu se fond naturellement dans le groupe et encore aujourd’hui les jeunes coréens rêvent d’une carrière à vie au sein de l’un de ces champions que sont LG, Hyundai ou Samsung. Mais cela est en train de changer doucement et la scène “startup” se développe à grands pas. Notamment grâce au choix du gouvernement de mettre l’accent sur “l’économie créative”. Le pari étant, comme nous l’explique Olivier Mouroux, fondateur de l’agence digitale Asiance à Séoul, de faire de tous ces jeunes entrepreneurs de véritables succès à l’international et pas simplement un pool de concepts à disposition des chaebols…

Il est indispensable d’adopter une lecture dynamique du pays.

On ne va pas vous mentir, l’issue de cette stratégie est tout simplement impossible à connaître. Car oui, tout va extrêmement vite en Corée et tous les entrepreneurs rencontrés sur place nous ont conseillé d’adopter une lecture dynamique du pays : tant que l’effort collectif est là, tout peut arriver.

Lorsque vous traitez avec un(e) Coréen(e), il est important de toujours répondre très vite. Ne pas donner suite à une demande dans les 24h revient à la décliner ! Et croyez-nous, les Coréens ne vous attendront pas, ils sont déjà leaders sur de nombreux domaines technologiques. D’ailleurs, le lourd passé du pays est assez souvent occulté et l’on s’intéressera beaucoup plus au futur. Comme nous le dit monsieur XXX Ambassadeur de France à Séoul : “Un entrepreneur coréen se pose continuellement la question de son renouvellement : Aujourd’hui je fais ceci mais dans 10 ans ceci n’existera plus, que vais-je faire dans 10 ans ?”.

 

Apprendre à ré-apprendre

Il faut savoir s’entourer pour naviguer en Corée.

La première chose à faire si vous décidez de lancer votre entreprise en Corée du Sud est probablement de contacter le Cercle des Entrepreneurs Francophones en Corée : Association regroupant une quarantaine de membres qui se retrouvent régulièrement pour discuter et partager leurs expériences entrepreneuriales. Vous pourrez y trouver des mentors qui peuvent vous aider à diverses étapes de votre installation ou développement.

Par exemple, la plupart des entrepreneurs que nous avons rencontré au pays du matin calme nous ont aussi parlé de la fameuse “zone grise coréenne”. Les règles sont ce qu’elles sont mais selon le fonctionnaire à qui vous avez à faire, l’interprétation de cette règle peut grandement varier. Il faut alors bien se renseigner auprès d’autres entrepreneurs pour savoir quand, où et qui aller voir pour soumettre telle ou telle demande. Une chose est sûre, il vous faudra être patient et nous vous recommandons de venir en Corée, y passer du temps pour vous imprégner de la culture locale…

La Coréegraphie, canevas de base de tout entrepreneur étranger en Corée du Sud

En Corée, faire du business demande de bien avoir en tête les points suivants :

— L’importance de la hiérarchie, comme base des relations professionnelles et parfois même personnelles : dans le langage courant les coréens ne s’appellent jamais par leur prénom mais par leur titre. Le titre définit alors le niveau de respect à utiliser dans le langage.

— Pays confucianiste, l’entrepreneur qui réussit en Corée doit avoir la vision, presque même l’intuition. Tous les grands Chaebols sont nés de l’abnégation d’un entrepreneur visionnaire. Et savoir communiquer sans forcément s’exprimer est une qualité que beaucoup de ces self-made men possèdent.

— Le lourd passé du pays leur insuffle une motivation supplémentaire. Très compétiteurs, l’esprit de revanche collective est frappant. Mais il vous faudra être très prudent sur vos commentaires et les Coréens attendent une certaine compassion de votre part à ce niveau, à vous de la montrer avec mesure et raison…

— La force de la relation personnelle ne doit pas vous surprendre. Une collaboration avec un coréen ira bien au delà de ce que le contrat peut stipuler. Et la confiance entre les deux parties doit se développer en priorité, avant même les dispositions opérationnelles de cette collaboration.

 

Il existe donc de véritables opportunités sur les marchés de niche en Corée du Sud. Mais faites bien attention aux différences culturelles et au flou administratif qui peuvent parfois compliquer la gestion d’entreprise. Tout en gardant en tête que la puissance de feu des chaebols peut vous rayer de la carte du jour au lendemain : il faut donc grandir vite et les forcer à vous racheter.

 

L'avis de l'équipe

    Equipe économie créative

    Séoul, Corée du Sud. Quelle surprise ! A vrai dire nous ne savions pas vraiment à quoi nous attendre… mais le wifi et les téléphones gratuits dans le métro nous ont vite convaincus ! Première réalité en arrivant : la puissance des chaebols (ces titanesques conglomérats d’entreprises tels que Samsung, LG ou Huyndai) est telle que l’on peut littéralement « vivre Samsung » (vetêments, équipements électriques, appartement, banque, assurance, voiture, supermarchés, etc.) ! Le pays s’ouvre à vitesse grand V depuis l’entrée en application de l’accord de libre échange avec l’Union Européenne. Et nous avions choisi de partir l’étudier car l’actuelle présidente, Mme Park, a fait de l’économie créative son cheval de bataille depuis quelques temps. Le gouvernement coréen, encore très dirigiste, oriente en effet l’économie selon de grands paradigmes tous les 2 à 3 ans.

    • – Le pays le plus connecté du monde

      – Tout se fait à Séoul

      – L’essor de la scène startup

    • – Une culture très forte qui vous demandera beaucoup d’efforts pour bien la comprendre

      – Un pays très nationaliste

Sécurité

Ces informations liées à la sécurité ne sont pas exhaustives !

Nous vous recommandons fortement de vous rendre sur le site du Ministère des Affaires Étrangères, notre partenaire dans ce projet.

    A savoir :

  • La Corée du Sud connaît un risque de typhons de juillet à fin septembre. La partie sud du pays est la plus exposée, la capitale ne subissant en général que de fortes précipitations et des bourrasques.