Espagne

L'entrepreneuriat à contre courant

Dernière mise à jour le 13/04/2013

L'indice W Project

64/100

La note en détail

Macro-économie
Macro-économie

Après une année de récession (-1,2%) est-ce que 2013 sera l’année de la reprise? La confiance semble revenir et il semblerait qu’il faille à nouveau compter sur l’Espagne. �

5/10
Accessibilité Internet
Accessibilité Internet

Connexion et réseau parfaits.
Une population connectée (Taux de pénétration Internet (juin 2012) : 67,9% - Internet World Stats) bien au dessus de la moyenne régionale.

9/10
Concurence
Concurence

Avec la crise de nombreuses PME et ETI ont fermé qui conduit à un resserrement de la concurrence.

4/10
Création d'entreprise
Création d'entreprise

46ème au classement et Doing Business et 142ème pour la création d’entreprise. La route est encore longue pour faire de la création d’entreprise une voie royale.

5/10
Culture business
Culture business

Un des points clés : le réseau.
1- Savoir bien s’entourer au démarrage
2- Faire du réseau pour trouver de nouveau client.
S’appuyer sur les réseaux français mais aussi sur les réseaux espagnols.

6/10
Infrastructures
Infrastructures

De bonnes infrastructures qui ne freinent en rien la création d’entreprise.

9/10
Opportunités
Opportunités

5 marchés porteurs :
- Tourisme
- Agroalimentaire (secteur gourmet)
- Énergie
- Automobile
- Aéronautique
La crise comme champ d’opportunité?

5/10
Réseaux français
Réseaux français

Environ 60 000 français résident en Espagne. La communauté est soudée et structurée autour de bons réseaux : Chambre de commerce, Ubifrance, Francs Risqueurs (entrepreneurs francophones).

9/10
Sécurité
Sécurité

Peu de problèmes de sécurité bien que le pays soit connu pour les risques liés au vol. Voir à ce titre le site Conseils aux voyageurs, du Ministère des Affaires Étrangères.

7/10
Financement
Financement

Aide d’Etat, business angels ou VCs, on peut trouver des financements diversifiés avec un projet solide.

5/10

L'observatoire

L'entrepreneuriat à contre courant

Voici les observations que nous avons pu effectuer sur l'entrepreneuriat en Espagne, à Madrid, et la vie des entrepreneurs que nous avons rencontrés. Chaque entrepreneur ayant son histoire et les grandes généralités n’ayant jamais fait office de religion, vous trouverez dans ce billet nos impressions et différentes informations recueillies au cours de notre séjour à Madrid.

I. ESPAGNE, AINSI SOIT CRISE

Préambule

Madrid, Espagne. Nous atterrissons le 13 novembre.  Le 14, c’est 1 million de personnes dans les rues. Les « Indignados » défilent. Manifestation contre le gouvernement, contre la politique, contre la crise. Raz-le-bol général. À Madrid, quelques poubelles brûlent. Manifestants et forces de l’ordre semblent d’accord pour un jeu du chat et de la souris.

C’est dans ce cadre économique et social (accéder à la fiche pays d’Ubifrance) que nous sommes partis rencontrer une partie de la communauté française d’Espagne : les entrepreneurs français de Madrid, tous très disponibles pour nous recevoir.  Échanges, transparence, ils nous expliquent tous leur parcours, défis, difficultés et succès.

 

II. LA QUALITE DE VIE, EXPLICATION DE L’INTERET FRANCAIS POUR L’ESPAGNE

Partir ou rester? Rester

Que ce soit par choix ou par obligation, de nombreux entrepreneurs français en Espagne ont au préalable quitté une entreprise dans laquelle ils étaient salariés. La crise a en effet frappé de nombreux secteurs en Espagne, les firmes réduisent les coûts et encouragent les départs.

De nombreux français se trouvent donc face à un choix : partir ou rester. Ces Français sont présents depuis un certain temps et profitent de la qualité de vie à l’espagnole (voir le classement de l’Espagne au Better Life Index de l’OCDE). Leur choix est rapidement fait, celui de rester. L’avenir s’impose rapidement, de lui-même, s’installer à leur compte. Ainsi sont nés une partie des entrepreneurs français que nous avons rencontré en Espagne.

 

III. ENTREPRENEUR FRANCAIS EN ESPAGNE : ETRE PETIT VIF ET VIVANT

Un combat de tous les jours

Là encore, pas de grandes généralités, mais un constat qui reste global. Peu d’entrepreneurs rencontrés destinent leur entreprise à une croissance folle, dans les années à venir. Contexte oblige, certainement. Les entreprises sont destinées à rester petites. Pierre-Alban Waters, créateur de Moving2Madrid, nous l’exprime très clairement “Je veux rester seul dans mon entreprise”. Flexibilité, disponibilité sont alors de mise dans ces petites entreprises.

“L’objectif : il faut en vivre à la fin de chaque mois. C’est un combat de tous les jours” nous dit à son tour Stéphanie Haye, fondatrice de LVS². Pas de croissance effrénée. Une réalité, la réalité quotidienne, “celle qui permet de tenir jours après jours, mois après mois” selon les mots de Denis Broduries, de MonAmourNaturalDesign.

Pour Philippe Boukobza et Philippe Rouffiac, de Conectivitiz ce qui prime c’est la joie de vivre, l’envie de se lever pour aller travailler et la vision d’un futur meilleur ! Telles sont la vision, la passion, la religion des entrepreneurs français à Madrid, un optimisme généralisé.

Les deux entreprises rencontrées et qui connaissent une croissance forte, Hexagone et Corporanza ont quant à elles opté pour une expansion via le modèle de franchise.

 

IV. DE L’IMPORTANCE DU RESEAU EN ESPAGNE

De nombreux réseaux

Que ce soit pour “sortir de la solitude” comme l’indique Jean-Luc Lachaut, Président de l’association des Franc Risqueurs, regroupant les entrepreneurs francophones de Madrid, pour “partager des contacts, des bons plans ou une expertise” ou encore pour “bénéficier de portes d’entrées auprès de nouveaux clients” il est essentiel de s’appuyer sur les différents réseaux qui existent en Espagne.

C’est dans cette optique d’entraide que Pierre-Alban Waters, a décidé de créer les Guiripreneurs, premier réseau d’entrepreneurs internationaux à Madrid. L’objectif du groupe ? Partager les difficultés rencontrées et les surmonter collectivement lors de réunions hebdomadaires.

Dans la même veine que ces réseaux créés par des entrepreneurs pour des entrepreneurs, il est possible d’intégrer les réseaux espagnols tels que Iniciador.

Certains s’appuient également sur la force des réseaux des institutions françaises telles que la Chambre de Commerce Internationale Franco-espagnole qui a mis en place, en 2012, une offre “Nouvel entrepreneur” pour permettre aux petites structures d’accéder aux services proposés.

 

V. CREER SA SOCIETE EN ESPAGNE, QUELQUES INFORMATIONS ESSENTIELLES

3 types de sociétés, 5 démarches principales

En Espagne il existe 3 grands types de sociétés dont vous trouverez des explications complètes en cliquant sur les liens :

– Trabajador autonomo (équivalent à l’auto-entrepreneur)

– Sociedad Limitada (équivalente à la SARL)

– Sociedad Anonima

En étant de nationalité française vous devrez suivre, entres autres, 5 étapes principales pour créer votre société. Ces étapes peuvent être réalisées par l’intermédiaire d’un cabinet spécialisé :

– Obtention du numéro d’identification des étrangers – NIE

– Demande et obtention de certification sociale de l’entreprise au registre mercantile de Madrid

– Ouverture du compte bancaire espagnole de l’entreprise

– Rédaction des statuts chez le Notaire (¡définition de la participation des associés!)

– Enregistrement fiscal de l’entreprise (numéro de TVA intracommunautaire)

Deux particularités ont aussi retenu notre attention. La première est le “Pago Unico de desempleo” qui permet de toucher deux années d’allocations de chômage pour les travailleurs qui décident de devenir autonomo ou de créer/travailler dans une coopérative ou une société de travailleurs (“Sociedad laboral”). La seconde est la possibilité de créer son entreprise en 24h.

 

VI. ESPAGNE, UN CLIMAT ATTRACTIF POUR LES ENTREPRENEURS ?

La crise comme champ d’opportunité

A contre courant des idées reçues, beaucoup d’entrepreneurs considèrent l’Espagne comme un terreau favorable à l’entrepreneuriat. C’est le cas, notamment, du cabinet d’expertise comptable TAS Consultoria, spécialisé dans l’implantation de société en Espagne. Pourquoi ?

D’une part, la crise est un formidable champ d’opportunité. Elle fait bouger les mentalités en Espagne. L’entrepreneuriat devient petit à petit une alternative crédible aux problèmes de chômage et de sortie de crise.

Pour François Blin, associé dans un grand cabinet d’Audit à Madrid et chapter Audencia Alumni “ceux qui ne sont pas présents avant la fin de la crise ne profiterons pas du renouveau espagnol”. Il est donc primordial de s’implanter/démarrer son activité avant la reprise qui est prévue pour 2014.

D’autre part, certains secteurs connaissent un fort dynamisme. Quels sont ces secteurs porteurs ? Bertrand Barthélémy, Directeur de la Chambre de Commerce Internationale Franco-espagnole et Roberto Diez, Directeur Marketing, Communication et V.I.E. d’Ubifrance Espagne font état de 5 marchés dynamiques :

– Le tourisme

– L’agroalimentaire (secteur gourmet)

– L’énergie

– L’automobile

– L’aéronautique

Enfin, l’assouplissement du marché du travail, des règles régissant la création d’entreprise et la baisse du coût de la vie sont autant d’arguments supplémentaires qui confirment que c’est, peut-être, le moment pour lancer son activité sur le marché espagnol…

 

VII. ESPAGNE, LES DERNIERES ACTUALITES

Conclusion

Vous pourrez lire dans cet article de TAS Consultoria quelques actualités sur l’entrepreneuriat en Espagne et de nouvelles mesures prises pour favoriser l’entrepreneuriat dans le pays.

L'avis de l'équipe

    Equipe fondatrice

    La crise nous a souvent été présentée comme une opportunité. Avec la reprise, prévue pour 2014, il est conseillé de commencer à préparer son implantation/création dans les mois à venir.

    • La qualité de vie est le maître mot, entre climat, accueil et infrastructures développées.

      Madrid, ville vivante! Partout dans la ville, les gens, toujours le sourire, aiment se rassembler dans des petits bars et restaurants, pour partager et échanger.

      Et lorsqu’on entre dans l’un d’entre eux et qu’un flamenco est improvisé les Madrilènes, quel bonheur! On ne s’en lassera pas.

    • Entreprendre n’est pas un parcours classique. Malgré les différents aménagements proposés et les « facilités » administratives il faut bien s’entourer et bénéficier d’un bon réseau.

      Madrid est duale et outre ses petites rues piétonnes, on est souvent confronté à d’énormes artères routières, qui perturbent l’harmonie de la ville.

      Dans cette métropole où l’on marche souvent, les voitures tiennent une place prépondérante, au détriment du vélo et du calme.

Sécurité

Ces informations liées à la sécurité ne sont pas exhaustives !

Nous vous recommandons fortement de vous rendre sur le site du Ministère des Affaires Étrangères, notre partenaire dans ce projet.

    A savoir :

  • Recrudescence des vols. Attention, dans les quartiers touristiques à Madrid, à Barcelone et en Andalousie.
  • En cas de crevaison, se méfier des personnes qui proposent de l’aide, notamment en Catalogne.
  • Etre vigilant, de faux policiers racketteurs sévissent en Espagne et notamment dans la grande banlieue de Madrid.

Sources :

Conseils aux voyageurs – Espagne (Ministère des Affaires Etrangères), Santé – Espagne(Institut Pasteur)