Roumanie

Si loin des aprioris!

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L'indice W Project

56/100

La note en détail

Macro-économie
Macro-économie

Pas facile pour un des pays les plus pauvres de l'Union Européenne, dont la structure de l'économie reste fortement dépendante des exportations. La demande intérieure est atone, et les chiffres des exportations continuent de soutenir le PIB.

5/10
Accessibilité Internet
Accessibilité Internet

Du réseau partout, gratuit, jusque dans les rues de Bucarest! Les zones excentrées sont peut être un peu plus délaissées mais la couverture est globalement excellente. Le débit n'atteint cependant pas des sommets.

7/10
Concurence
Concurence

Très dépendant des secteurs, les grandes entreprises internationales étant déjà très présentes dans ce pays, où la main d'œuvre est très bon marché. La concurrence est donc féroce sur l'export de produits manufacturés.

6/10
Création d'entreprise
Création d'entreprise

Créer son entreprise en roumanie est extrêmement simple, et rapide. Les services d'un avocat seront néanmoins souvent utiles pour faciliter les démarches et traductions, mais à un coût modéré.

8/10
Culture business
Culture business

Si certains roumains sortent du lot, les séquelles du communisme et d'une économie planifiée, se font encore sentir en matière de culture entrepreneuriale. Cependant les choses sont amenées à évoluer avec une nouvelle génération qui arrive peine d'idées et de compétences.

4/10
Infrastructures
Infrastructures

Une seule autoroute complète entre Bucarest et Constanca. Le reste du tissu routier est encore en chantier. Ce ne sont pas les infrastructures ferroviaires qui élèvent le niveau, car si les trains sont ponctuels, ils sont extrêmement lents. Les fonds européens devraient aider à améliorer la situation dans les années à venir.

2/10
Opportunités
Opportunités

Des écarts de développements flagrants dans le pays, et une histoire qui fait que la roumanie est un chantier à ciel ouvert où tout ou presque est à construire. Le marché intérieur est donc encore très ouvert, mais certains secteurs commencent à saturer.

7/10
Réseaux français
Réseaux français

Un pays latin, francophone, et francophile, c'est ce qui frappe dès l'arrivée dans le pays. La culture française étant très présente, c'est tout naturellement que les réseaux économiques et culturels français se sont développés dans tout le pays.

8/10
Sécurité
Sécurité

Oubliez les idées reçues, la Roumanie est un pays extrêmement sur et accueillant. La présence policière très forte dans les grandes villes, limite énormément les actes de violence. Attention toutefois aux taxis, surtout à Bucarest, dont les prix peuvent varier du simple au triple.

7/10
Financement
Financement

Les crédits bancaires sont très difficiles à obtenir, et à des taux prohibitifs, de l'ordre de 12 à 15% pour de l'investissement. Mieux vaut donc arriver avec un bon capital de départ, et avoir les reins solides. Les financements européens sous-utilisés peuvent être une piste intéressante, mais sont complexes à obtenir.

2/10

L'observatoire

Si loin des aprioris!

Les minorités roms stigmatisées à travers l'Europe... C'est l'image perverse transmise par les médias français et qui s'est instillée dans les esprits de nos compatriotes sur la Roumanie.
Grave amalgame qui s'est produit, car les roms, ne sont pas les roumains, et ils sont loin de représenter ce qui fait la richesse de ce pays, même s'ils représentent eux aussi une part de la culture locale.

Une dynamique jalousée

La Roumanie, c’est en effet le pays le plus dynamique de l’Union Européenne avec une croissance qui a certes diminué suite à la crise, mais qui affiche tout de même 3% en 2013, boostée par l’utilisation croissante de fonds structurels européens. La demande intérieure n’est pas en reste car malgré la crise, les zones urbaines de Roumanie connaissent un développement exponentiel, qui se voit, tout simplement.

Bucarest est sans nuls doutes la ville la plus dynamique du pays, et peut être bien la capitale la plus dynamique d’Europe! Ici les changements s’opèrent au jour le jour, et ils se remarquent à chaque coin de rue! Ce qui n’est pas uniquement le cas dans cette ville, mais dans l’ensemble du pays, qui semble être un chantier perpétuel!

Symbole d’une liberté d’entreprendre

Le modèle de développement adopté après la révolution de 1989 et la chute du communisme à été une course à la compétitivité sur les salaires, qui sont les plus bas d’Europe, avec un taux horaire de 4,60€. Il faut temporiser cela par une productivité 5 fois moindre que la moyenne des pays de l’OCDE, qui pousse les politique à toujours tirer les salaires vers le bas pour équilibrer l’équation. Si le pays veut rester attractif pour les investisseurs étrangers dans les secteurs demandant un capital humain important, ils doivent continuer à tirer sur la corde… Et c’est tout le paradoxe de ce système voué à l’effondrement tant il est dépendant de la demande extérieure!

En effet, aujourd’hui les investissements direct de l’étranger qui constituaient une majeure partie de la croissance du pays se sont taris, et ce sont les exportations qui continuent à tirer le pays. Le manque d’utilisation des fonds structurel européens, due à une trop grande complexité administrative, et à un contrôle trop important, n’aide pas à atteindre les objectifs de développement qui permettraient d’augmenter le niveau de vie global du pays.

La petite sœur de la France

On découvre en Roumanie, une société profondément et historiquement francophile. N’oublions pas qu’Eugène Ionesco s’appelait Ionescu, et que tous les grands auteurs roumains se devaient de maîtriser le français pour être considéré parmi leurs pairs. L’histoire elle même de nos deux pays est étroitement liée ; “Napoléon III fut le premier à reconnaître l’indépendance de la Roumanie” nous dira Daniel Malbert de l’institut Francais de Timisoara.

L’intégration de la Roumanie à l’union européenne fut l’occasion pour de nombreux français d’entreprendre dans le pays, simplifiant les démarches et les obligations pour ceux de nos compatriotes qui souhaitaient tenter l’aventure! Si certaines structures de société restent encore floues, en particulier dans le domaine de l’ESS, la bureaucratie à été grandement facilitée et il est possible de créer sa structure en quelques semaines. Adriana Record de la CCIFER nous confiera qu’il ne faut néanmoins pas négliger l’importance d’un bon conseil.

Malgré tout, certains préjugés ont la vie dure!

La Roumanie à également l’image d’un pays ou la corruption est monnaie courante. Si les grandes grandes affaires éclatent aujourd’hui au grand jour, et qu’une brigade spéciale à été mise en place, elle est réservée aux cas importants. Il est cependant habituel d’offrir un bakchich au médecin pour avoir un RDV plus rapide, ou d’éviter une amende par un paiement en liquide. Une corruption à la petite semaine donc, plus imposée par la pauvreté ambiante que par la culture locale.

Un système plein de paradoxes

Du point de vue de la main d’œuvre, le système éducatif s’essouffle et il est de plus en plus difficile de trouver de la main d’œuvre qualifiée à bon prix, les meilleurs “cerveaux” préférant s’exiler pour de meilleurs salaires. Les investissements dans l’avenir pour élever le niveau moyen d’éducation n’ont pas été suffisants et il existe un fort taux de décrochage scolaire, qui ne facilite pas l’intégration des minorités et creuse encore les clivages au sein de la population.

Pour les étrangers cependant, la vie est agréable. Patrick Ouriaghli d’Ateliere Fara Frontiere nous soufflera cependant le chaud et le froid en nous conseillant d’être à encaisser des différentiels de température importants; 35d l’été contre -25d en hiver à Bucarest!
Le pouvoir d’achat étant élevé dans les grandes villes et les roumains jouant beaucoup sur le paraître, les marchés du luxe et des biens de consommation ont de beaux jours devant eux.

Où tout reste à construire

Si on peut voir le pays comme relativement en avance sur le plan du développement économique et pour le milieu des affaires, les roumains ne sont pas toujours au même niveau d’évolution sur les questions socio culturelles. L’homosexualité reste très mal perçue, le racisme latent est visible par l’invisibilité des minorités! Sur les questions sociales, il reste donc encore beaucoup à faire nous avouera Edouard Millot du cabinet Finexpert.

Et l’Economie Sociale et Solidaire dans tout ça?

Si on étudie un peu plus la question de l’économie sociale et solidaire dans ce vieux pays communiste et soumis à une dictature sévère, les notions coopératives et d’intérêt général sont trop souvent assimilées à l’ancien régime. Pas facile donc de reparler de ces notions, et mes si beau coups y voient un intérêt logique, les subtilités ethymologiques ont leur importance! Parlons d’associations et on pas de coopératives par exemple à son importance! La valeur de l’exemple contribue énormément à populariser le modèle dans un pays qui en a bien besoin nous dirons Caroline et Petre Vasiliu qui ont été copiés pour le meilleur.

En bref, la Roumanie est à la fois une terre d’opportunités extraordinaire où tout reste à faire ou presque, et un pays de paradoxes ou il peut être difficile de tirer son épingle du jeu! Encore une fois, prendre le temps de s’acclimater, apprendre la langue et les mécanismes sociaux seront autant de clés qui permettront d’entreprendre ici! Avec le bon modèle, et des valeurs positives, nul doute cependant que les français seront accueillis positivement et auront toutes les cartes en main pour réussir!

Multumesk!

L'avis de l'équipe

    Equipe économie sociale et solidaire

    Beau, agréable, et très grand, ainsi caractériserons-nous les traits géographiques de la Roumanie. Taille d’un territoire encore étendu par les temps de transports, victimes d’infrastructures négligées.

    Les perspectives de développement sont bien là, mais nous noterons surtout une petite difficulté à lier connaissance avec les roumains… qui s’avèrent pourtant de chaleureux compagnons une fois la glace brisée.

    • La culture francophone, et la bonne image dont nous bénéficions dans ce pays en font un des points forts pour qui veut entreprendre là-bas.

      De nombreux secteurs d’activité connaissent encore un fort potentiel de développement et sont à la recherche de nouveaux leviers de développement.

      Et nous le rappellerons encore, l’accueil et la chaleur des roumains qui nous aurons toujours bien reçus!

    • Attention à l’aspect très concurrentiel du marché du travail sur certains secteurs stratégiques, et qualifiés.

      Au niveau du potentiel de développement de l’ESS, les traumatismes de la période communiste rendent encore difficile l’acceptation de nouveaux modèles de production. Le potentiel pourtant est bien là!

      Les infrastructures de transport marquent également le pas de la croissance, mais gageons qu’elle s’amélioreront avec les investissements européens.

Sécurité

Ces informations liées à la sécurité ne sont pas exhaustives !

Nous vous recommandons fortement de vous rendre sur le site du Ministère des Affaires Étrangères, notre partenaire dans ce projet.

    A savoir :

  • Oubliez l'image que vous avez du pays! Si vous pensez être moins en sécurité en Roumanie qu'en France, ce n'est absolument pas le cas! Et que ce soit en campagne ou dans les rues de Bucarest, rares sont ceux qui connaissent des mésaventures!

Sources :

UBIFRANCE, CCIFER, Service économique de l'Ambassade de France à Bucarest